Résidence du collectif L’Avantage du Doute

Mai 2019 / Mélanie Bestel, Judith Davis, Claire Dumas, Nadir Legrand et Maxence Tual en résidence d’écriture à Obro

Le collectif l’Avantage du Doute vient travailler à l’écriture de son nouveau spectacle Encore plus, partout, tout le temps.
Après avoir abordé l’engagement politique et l’héritage des années 68-70 dans Tout ce qui reste de la révolution, c’est Simon, la question du travail et de son incidence sur nos vies dans La Légende de Bornéo, ainsi que notre rapport aux images et aux médias dans Le bruit court que nous ne sommes plus en direct et dans le spectacle pour enfants La Caverne, l’Avantage du Doute aborde de nouvelles thématiques.

« Quand on nous demande de quoi parlera notre cinquième création, nous répondons : «de l’Anthropocène et de la haine des femmes ». Après quoi nous ajoutons souvent : « Ce sera une comédie bien sûr ! » Sans doute pour atténuer la perspective très tragique que donnent d’emblée ces deux sujets mis côte à côte, mais aussi parce que la dérision est un outil dramaturgique qui fait partie de l’ADN de l’Avantage du Doute.
Ensuite il arrive qu’on nous demande quel est le lien entre la crise environnementale majeure que nous traversons en ce moment et la domination masculine. « Quand on voit comment on traite les femmes sur la planète, on comprend qu’il y aura du chemin avant qu’on respecte la terre ». Cette phrase de Claude Bourguignon, ingénieur agronome, nous accompagne depuis les prémices de cette nouvelle création et rappelle constamment à notre mémoire à quel point la surexploitation de la terre et la domination patriarcale nourrissent les mêmes logiques de puissance et de rentabilité. »

À propos du collectif

« Nous sommes un collectif d’acteurs. Nous jouons et écrivons ensemble. La création de notre groupe répond tout d’abord à une nécessité, politique au sens large, que nous partageons, celle d’appartenir à un collectif. Les spectacles de l’Avantage du Doute sont le fruit d’une écriture collective, et si chaque acteur ne dit pas exactement « ce qu’il pense » au moment où il prend la parole, il fait corps avec la pièce, qui prend en charge d’une façon ou d’une autre ses interrogations personnelles. Chacune de leur création répond du même impératif : partir du monde d’aujourd’hui, pour en faire du théâtre, un théâtre à hauteur d’homme. »

Depuis ses débuts le collectif a créé quatre spectacles et en 2018 Judith Davis a réalisé Tout ce qu’il me reste de la révolution, long-métrage de fiction inspiré des pièces du collectif. Il a obtenu la même année le prix du jury au Festival francophone d’Angoulême.

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