Résidences de Léa Ricci

Août 2019 / Avril 2019 / Février 2019 / Novembre 2018 / les quatre saisons de la plasticienne

En novembre 2018, Léa Ricci entame une série de résidences à Obro.
Spécialisée dans la dorure, elle glane notamment des ossements d’animaux morts dans la nature et chez des éleveurs de la région afin de leur donner une seconde vie.
Elle revient en hiver, au printemps et en été pour poursuivre son travail et proposera une restitution à la fête annuelle d’Obro en septembre 2019.

À propos de l’artiste

Léa Ricci vit et travaille à Bordeaux. Après un Master Professionnel en Pratiques Artistiques et Actions Sociales à Bordeaux III, elle devient enseignante en arts plastiques en 2008. Elle développe en parallèle sa pratique artistique comme performeuse et plasticienne.

Elle a commencé par se questionner sur le cannibalisme dans l’art, au travers d’un travail plastique sur les organes vitaux pour en arriver au recouvrement à la feuille d’or 23 carats d’ossements et parfois de jouets d’enfants. Les thématiques qui se dégagent de ce travail sont la sublimation, la réappropriation et le recouvrement.

« Léa répare l’outrage de la mort en recouvrant des ossements d’animaux à la feuille d’Or. Son travail m’apporte espoir et consolation car, quand je regarde son bestiaire, je me dis qu’il serait plaisant, à la toute fin, de finir moi aussi dépouillée de ma chair pour devenir un délicat bijou, tendrement doré à 24 carats.

Avec bonté et délicatesse, Léa apprête ces petits squelettes si fragiles, sans les briser et son petit peuple nous parle alors de ce qui ne dure pas, de ce qui est périssable : de notre vulnérabilité. Léa est une grande Alchimiste : ce qui était vulgaire déchet destiné au rebut devient, entre ses mains, Sublime.

Devant le travail de Léa, je pense aussi à l’Enfance. Aux petits objets de rien qu’on collecte amoureusement et que l’on cache dans une boîte en carton pour mieux les chérir. Aux ciels d’été tellement lumineux qu’ils nous laissent aveugles sur le sable.

Dans cette nuit du souvenir, Léa nous tient la main. Et ses épines de Queretaro, petites épées, longues croix acérées, sont les meilleurs crève-cœurs dont on puisse rêver. »

Scotty Caplan

1 commentaire

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s